En traversant le hameau Les Auberts (commune de Chastel Arnaud), sur la route du col de La Chaudière, on se retrouve sur un petit chemin communal qui mène au pied d’une montagne, au sommet de laquelle se trouve une croix, dite croix Saint André.

Ce point, qui va prochainement connaître des aménagements programmés par la communauté de communes du Crestois-Pays de Saillans, offre une très belle vue sur cette dernière commune.

Une question se pose concernant l’appellation de ce chemin et de cette montagne, aujourd’hui mentionnés officiellement Saint Andéol.
En effet, jusqu’à une date très récente (années 1970 – 1980), pour les habitants du hameau il s’agissait du chemin et de la montagne de Saint Andrieux, ce qui avait d’ailleurs une logique avec le nom de la chapelle de ce hameau : Saint André.
Saint Andrieux (occitan) est un nom d’origine grecque (Andros = homme), latinisé en Andreas. Saint André, juif de Galilée, frère de Simon Pierre (Saint Pierre), est le premier apôtre qui avait suivi Jésus. Il aurait préché en Grèce et été crucifié sur une croix en forme de X. Le terme « andrieux » marque aussi sur le littoral méditerranéen l’occupation par des vaches d’un site en hauteur.

Toutes ces indications portent donc à reconnaître le bien fondé de nos anciens à ce que ce chemin, comme la montagne, portent logiquement le nom qu’ils leur donnaient, à savoir Saint Andrieux. Pour Saint Andéol, la logique n’est pas au rendez-vous. Ce saint serait né à Smyrne (aujourd’hui en Turquie) au 2e siècle. Disciple de l’apôtre Jean, il aurait été envoyé évangéliser la Gaule. Il serait mort au tout début du 3e siècle, la tête fendue en croix par une épée en bois et son corps jeté dans le Rhône. Il sera retrouvé sur la commune ardéchoise qui porte le nom de Bourg-Saint-Andéol. Pour notre part, concernant le hameau Les Auberts nous restons donc sur notre idée que Saint Andrieux est la bonne appellation pour le chemin et pour la montagne.